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En quoi consiste le métier d'expert maritime ?

Un expert maritime est un spécialiste qualifié qui examine les navires, les yachts, les cargaisons et les installations maritimes afin d’évaluer leur état, leur sécurité, leur valeur et leur conformité réglementaire. Agissant en toute impartialité, l’expert rédige des rapports détaillés à l’intention des acheteurs, des vendeurs, des assureurs et des avocats. Son expertise couvre la construction de la coque, les machines, les systèmes embarqués, la certification et les exigences réglementaires. L’objectif est de protéger les actifs, de renforcer la sécurité et de fournir des preuves techniques claires en cas de questions ou de litiges.

Une expertise avant achat est une inspection approfondie organisée avant de s’engager dans l’achat d’un navire, d’un objet flottant ou d’un yacht. La coque, la superstructure, les moteurs, les systèmes électriques, les équipements de sécurité et les documents administratifs sont examinés. Les défauts éventuels sont identifiés, l’état général est évalué et les coûts de réparation probables peuvent être indiqués, accompagnés d’une estimation de la valeur marchande actuelle. Un rapport écrit complet est fourni pour faciliter les négociations ou aider à décider s’il convient de poursuivre la transaction. Ces rapports peuvent également être utilisés à des fins d’assurance ou de financement, si nécessaire.

La durée varie en fonction de la taille du navire, de sa conception et du niveau d’inspection requis. Une expertise standard sur un yacht peut durer d’une demi-journée à une journée complète, tandis que des navires commerciaux de plus grande taille peuvent nécessiter plusieurs jours. Les essais en mer, les inspections de citernes ou d’autres contrôles complémentaires prolongent la durée. Les délais estimés sont confirmés lors de la réservation. Nous recommandons de prévoir un créneau suffisamment large pour permettre la réalisation complète de l’expertise.

Une expertise des dommages examine la détérioration résultant d’événements tels qu’une collision, un échouage ou des conditions météorologiques extrêmes. L’expert détermine la cause probable, identifie les structures ou systèmes affectés et évalue l’étendue des réparations nécessaires. La documentation qui en résulte sert de support aux demandes d’indemnisation ou aux procédures judiciaires, et une présence pendant les réparations peut être organisée pour vérifier que celles-ci ont été menées à bien de manière satisfaisante.
Elle permet également de déterminer l’historique, la cause et le montant final des dommages.
Dans certaines expertises, l’expert doit aider au sauvetage du navire et/ou de la cargaison.

Les assureurs exigent souvent une expertise professionnelle récente avant d’émettre ou de renouveler une couverture, en particulier pour les navires anciens ou de grande valeur. Une expertise d’assurance examine les dispositifs de sécurité, les normes d’entretien et les zones de risque potentielles. Ce processus profite à la fois au propriétaire et à l’assureur en identifiant les problèmes avant que les conditions ne soient arrêtées. Certaines polices prévoient également des inspections de suivi à intervalles réguliers. Une expertise régulière est aussi bénéfique pour le propriétaire du point de vue de la sécurité et de la responsabilité. La plupart des polices d’assurance ne couvrent pas le défaut d’entretien.

Une expertise des dommages examine la détérioration résultant d’événements tels qu’une collision, un échouage ou des conditions météorologiques extrêmes. L’expert détermine la cause probable, identifie les structures ou systèmes affectés et évalue l’étendue des réparations nécessaires. La documentation qui en résulte sert de support aux demandes d’indemnisation ou aux procédures judiciaires, et une présence pendant les réparations peut être organisée pour vérifier que celles-ci ont été menées à bien de manière satisfaisante.
Elle permet également de déterminer l’historique, la cause et le montant final des dommages.
Dans certaines expertises, l’expert doit aider au sauvetage du navire et/ou de la cargaison.

Les expertises de cargaisons vérifient l’état et la quantité des marchandises au chargement, pendant le transport ou au déchargement. L’inspection peut inclure la mesure des poids ou des volumes, l’examen des méthodes d’arrimage et de l’emballage, ainsi que la constatation de toute contamination ou de tout manquant. Des constatations indépendantes aident les expéditeurs, les destinataires et les assureurs à prévenir ou à résoudre les litiges.

Les expertises non maritimes appliquent des normes d’inspection comparables aux installations terrestres. Les entrepôts, les dépôts de stockage, les pipelines et les sites industriels peuvent être évalués quant à leur intégrité structurelle, leur adéquation opérationnelle et leur conformité aux exigences de sécurité relatives à la manutention et au stockage des marchandises.

Oui. Les marchandises transportées par camion, par rail ou par voie navigable intérieure peuvent être examinées quant à leur quantité, leur état, leur emballage et leurs dispositifs d’arrimage. Un rapport complet fournit des éléments de preuve fiables en cas d’écarts ou de sinistre.

Un constat d’état général permet d’évaluer l’état actuel d’un navire ainsi que son niveau d’entretien. Les propriétaires demandent souvent ce type d’inspection avant un renouvellement d’assurance, une vente ou une longue croisière. Le rapport présente des observations d’ordre structurel, mécanique et sécuritaire et peut contribuer à la planification des opérations de maintenance.

Les experts peuvent intervenir en tant qu’experts indépendants dans le cadre d’arbitrages ou de procédures judiciaires. Cela comprend la préparation de rapports techniques et, le cas échéant, la présentation de preuves relatives à des dommages subis par un navire, à des litiges concernant la cargaison ou à des questions contractuelles.

Un expert maritime agit souvent pour le compte de l’une des parties concernées (A, B ou C, ou leurs assureurs). Sa mission consiste à assister et à défendre les intérêts de son mandant.
Le tribunal peut également désigner un expert judiciaire qui, dans ce cas, travaille uniquement pour assister le juge en lui fournissant des informations et des éclairages techniques. Seul le juge rend la décision et en tire les conséquences, même si les conclusions de l’expert sont souvent suivies.

Un médiateur réunit les parties, évalue les faits et les aide à trouver elles-mêmes une solution amiable. Si une procédure judiciaire est en cours, celle-ci peut être suspendue. Ce processus suppose l’accord des parties et respecte la confidentialité. En cas d’échec, la procédure judiciaire reste ouverte.

Un arbitre est souvent désigné avant le début d’une opération afin de pouvoir traiter tout litige éventuel. Il doit être indépendant et ne peut pas avoir été impliqué auparavant. Il examine l’affaire et rend une décision qui est souvent contraignante pour toutes les parties. Il est donc important, et préférable, que les parties le désignent avant le début du contrat, même si, dans certains cas, cette désignation intervient plus tard. Toutes les parties doivent s’accorder sur le choix de l’arbitre ; à défaut, celui-ci peut être désigné par un juge. Dans la plupart des cas, la sentence arbitrale est définitive et contraignante.

Une contre-expertise fournit une réévaluation indépendante lorsqu’un rapport antérieur est contesté. En procédant à une nouvelle inspection et en réexaminant les conclusions précédentes, l’expert accompagne les clients dans les négociations ou les discussions relatives aux sinistres. De nombreuses polices d’assurance incluent une assistance juridique qui prend alors en charge les frais de contre-expertise.

L’expertise technique peut être utilisée pour clarifier les faits dans des situations litigieuses et pour réduire les divergences entre les parties. Une analyse objective aide souvent à parvenir à un règlement sans recourir à une procédure judiciaire formelle. En savoir plus sur nos services de médiation.

Des inspections de sécurité peuvent être réalisées pour vérifier le respect des conventions internationales et des réglementations locales, ainsi que pour évaluer les conditions générales de sécurité.

Les équipements tels que les dispositifs de sauvetage, le matériel de lutte contre l’incendie, les dispositifs de prévention de la pollution et les systèmes de navigation sont examinés afin de garantir un fonctionnement conforme à la loi et sûr.

Une inspection de sécurité est souvent requise lors d’un transbordement impliquant des cargaisons lourdes ou dangereuses. L’inspecteur de sécurité prépare alors l’opération et en assure le suivi.

Des audits des systèmes de gestion de la sécurité, des processus opérationnels et de la conformité réglementaire peuvent être réalisés. Les rapports mettent en évidence les lacunes dans la documentation ou les pratiques et proposent des mesures concrètes d’amélioration. Un partenaire contractuel peut demander un audit, mais les entreprises peuvent également faire réaliser des audits internes par un partenaire externe afin d’améliorer la qualité de leurs systèmes. Cela inclut notamment les référentiels ISM, ISO 9001, ISO 14001 et ISO 45001.

Une expertise de levage lourd évalue si un navire est correctement préparé pour manipuler des objets exceptionnellement volumineux ou lourds. La résistance structurelle, la capacité de la grue, les calculs de stabilité et la répartition de la charge sont examinés afin de confirmer que l’opération proposée peut être menée à bien en toute sécurité.
De même, l’arrimage et le saisissage doivent être vérifiés afin de s’assurer qu’ils sont réalisés conformément à la méthode d’exécution, aux exigences applicables et aux règles de sécurité du transport de marchandises.

Une expertise de levage lourd vise à prévenir les dommages ou, le cas échéant, à les constater à l’arrivée. Il est courant qu’un expert indépendant soit présent aux côtés des spécialistes de la compagnie maritime et du terminal de manutention.

Oui. Les jetées, les installations portuaires, les bâtiments de stockage et les infrastructures connexes peuvent faire l’objet d’une inspection. Les inspections portent sur la solidité structurelle, la conformité aux normes de sécurité et l’efficacité opérationnelle, avec une documentation adaptée aux assureurs ou aux autorités réglementaires.

Un expert peut également contribuer à l’amélioration des opérations en matière de sécurité, de flux logistiques et d’autres aspects techniques, de gestion du temps, de prévention des dommages, etc.

Nous proposons une évaluation et un audit, qui peuvent être effectués de manière régulière.

Des programmes de formation sont proposés aussi bien aux débutants qu’aux professionnels expérimentés. Les thèmes abordés comprennent les techniques d’inspection, la rédaction de rapports et la compréhension des réglementations applicables, en combinant l’apprentissage en salle avec des évaluations pratiques des navires et des cargaisons. Une formation de base dure au minimum de 6 mois à 2 ans, et l’acquisition d’une expérience complète prend généralement plus de 2 ans.

Des services de skipper professionnel peuvent être organisés pour des livraisons, des essais en mer ou un commandement temporaire. Des skippers qualifiés gèrent la navigation, la planification des traversées et la conduite du navire pour les traversées côtières ou au large. La navigation intérieure sur les fleuves et les canaux est également possible. Pour en savoir plus, rendez-vous sur www.yachtsurveyor.com

Les honoraires dépendent de facteurs tels que le type de navire, ses dimensions, son emplacement et l’étendue des prestations à réaliser. Un devis clair est établi à l’avance afin que les clients connaissent le coût prévisionnel. Faire appel à une expertise professionnelle peut éviter des dépenses nettement plus importantes en permettant d’identifier les problèmes à un stade précoce ou de fournir des éléments de preuve solides en cas de litige.

Pour certaines prestations récurrentes, nous appliquons des honoraires forfaitaires en fonction de l’expertise requise. Les autres honoraires sont calculés en fonction du temps consacré, de la complexité de la mission et des éventuels coûts supplémentaires.

De nos jours, les yachts modernes sont souvent construits en fibre de verre PRV (plastique renforcé de verre). Lors de la construction, celle-ci n’est jamais parfaitement réalisée à 100 %, et certaines impuretés, de petits espaces d’air et des produits chimiques non durcis peuvent rester dans la coque. Cela peut parfois ne devenir visible qu’après de nombreuses années, mais peut également survenir soudainement juste après la construction. Lorsque l’eau parvient à pénétrer dans le stratifié, souvent en contournant le gelcoat, une réaction chimique se produit. Les molécules d’eau restent piégées et exercent de plus en plus de pression ; le processus d’osmose et d’hydrolyse se poursuit, provoquant des cloques d’osmose sur le gelcoat ou pouvant entraîner une délamination sévère et endommager l’intégrité structurelle de la coque. Une augmentation de l’humidité n’est pas directement un problème, mais grâce à l’expérience acquise au fil des années, nous savons qu’un taux d’humidité élevé représente un risque accru de développement d’osmose et de délamination. Se contenter d’utiliser un humidimètre ne suffit pas pour faire une évaluation correcte. Demandez à un expert d’évaluer si le problème est sérieux ou simplement localisé. Un traitement complet de l’osmose peut coûter plus cher que la valeur de vente de certains yachts.

Les ondes ultrasonores ont des longueurs d’onde trop courtes pour être perçues par l’oreille humaine. Ces ondes sont émises et reçues par des instruments et fournissent des informations précieuses sur l’épaisseur restante, l’apparition de bruits irréguliers dans des pièces mobiles ainsi que sur la détection de fuites.

Voici quelques exemples d’applications des contrôles ultrasonores :

Les instruments à ultrasons mesurent l’épaisseur des matériaux. Dans le domaine maritime, cette technique est souvent utilisée pour les navires et yachts en acier ou en aluminium afin de détecter les défauts et la corrosion. Les mesures d’épaisseur sont effectuées sur les tôles de coque, les membrures et cloisons étanches, le pont et la superstructure, ainsi que les ballasts et autres réservoirs.

Un moteur, un arbre ou un palier produisent du bruit. Nous pouvons l’entendre et, s’il est inhabituel, conclure qu’une analyse plus approfondie est nécessaire. Cependant, le problème apparaît souvent plus tôt et ne génère d’abord qu’un bruit ultrasonore, imperceptible pour l’oreille humaine sans équipement spécialisé. C’est pourquoi les instruments à ultrasons sont utilisés pour détecter les défauts à un stade précoce et pour le contrôle de la maintenance générale.

Les ultrasons peuvent également être utilisés pour la détection de fuites, par exemple dans une cale de navire transportant des marchandises sensibles, au niveau des fenêtres, des trappes ou des réservoirs. Pour ce type de contrôle, un émetteur est installé et un équipement ultrasonique permet de vérifier si les ondes s’échappent de l’espace. Cette méthode permet de détecter des fuites très petites qui resteraient autrement inaperçues.

Un expert agréé doit effectuer une enquête approfondie du navire, du yacht ou de l’objet à évaluer. De nombreux facteurs doivent être pris en compte et utilisés pour les calculs, tels que le prix d’achat initial, l’entretien et les réparations effectuées.

Cela constitue la valeur technique.

Une deuxième composante importante est l’utilisation de l’objet ou du navire, ainsi que son degré de rareté. Pour des navires ou objets similaires, le prix de vente doit être comparable. Si un objet est très rare et spécifique, il n’attire souvent qu’un nombre limité d’acheteurs potentiels. À l’inverse, si le marché est dynamique avec de nombreux acheteurs, le prix peut grimper très haut. L’absence d’acheteurs peut ramener la valeur à celle de la ferraille. Un facteur important pour les navires et objets utilisés commercialement est le revenu potentiel pour le nouvel acquéreur. En cas de forte demande, celui-ci devra proposer une offre élevée. En revanche, si le rendement du secteur est négatif, les vendeurs devront accepter un prix inférieur.

Cela correspond à la valeur ajustée en fonction de l’usage et du potentiel de revenu.

Un objet ou navire similaire peut avoir une valeur différente selon sa localisation et la région dans laquelle il peut être vendu. Cela influence le prix qu’un vendeur peut effectivement obtenir. Les besoins, la réputation et d’autres facteurs présentent également une variation géographique. Une valeur est donc souvent liée à une zone de vente spécifique.

Cette valeur prend en compte les possibilités liées à une zone donnée.

Enfin, le moment de la vente est un facteur déterminant. Les ventes réalisées sous pression ou aux enchères donnent des résultats différents de celles où le vendeur peut attendre l’acheteur idéal. Sur la base de son expérience, un expert peut estimer l’impact de ce facteur sur la valeur. Les efforts déployés pour la vente influencent également le résultat final. Les institutions financières considèrent souvent le scénario le plus défavorable comme base d’évaluation du risque.

Il s’agit du facteur de pression temporelle sur la valeur.